
Dans la série des « clichés », ces mots ou ces expressions toutes faites qui surgissent automatiquement sous nos doigts, le mot « incontournable » est un champion. A l’origine, il signifie : « que l’on ne saurait contourner« . Au fil des années, incontournable est devenu synonyme d’inévitable. Ou selon la définition du Larousse : « Ce dont il est impossible de ne pas tenir compte, ce qu’il faut absolument avoir fait, vu, lu, eu, etc. : Ce livre est un incontournable de la littérature japonaise. » Et c’est ainsi que ce mot se répète à l’infini, à longueur de blogs, d’articles, de communiqués de presse.
3277 « incontournables » en un mois
J’ai lancé une recherche dans Google Actualités avec le mot « incontournable ». Résultat : ce mot est apparu 3277 fois au cours des 30 derniers jours dans la presse francophone. Pour le quotidien toulousain La dépêche du Midi, « le marathon du Médoc est incontournable avec la traversée des châteaux aux crus légendaires ». L’hebdomadaire l’Express dans un article littéraire évoque « la Paris Review, dirigée par l’incontournable George Plimpton ». « Le Web est devenu un acteur incontournable pour dénicher de bonnes affaires », écrit Le Monde tandis que L’Economiste loue la « sauce nuoc-mam, sauce incontournable de la cuisine vietnamienne ». C’est ce mot qui est mis à toutes les sauces.
Incontournable mais pas indispensable
C’est un avis personnel mais ce mot est imprécis, lourd, bouffi même. En tout cas, tout à fait contournable. Pour arrêter la pandémie, remplaçons-le ! Selon le contexte, par : essentiel, inévitable, irremplaçable, nécessaire ou vital. Ou par d’autres mots encore. Tout sauf incontournable ! Vos documents y gagneront en intérêt, en crédibilité, en originalité.
Vous pouvez vous reporter au chapitre 6 de La méthode facile pour écrire comme un pro. Ce chapitre intitulé « Comment trouver votre propre style ? » comprend des conseils de base pour chasser les clichés de vos textes.
J’ai trouvé sur Flickr la photo qui illustre cet article. Elle est signée Seb Joguet.
Contourner « incontournable »
Dans la série des « clichés », ces mots ou ces expressions toutes faites qui surgissent automatiquement sous nos doigts, le mot « incontournable » est un champion. A l’origine, il signifie : « que l’on ne saurait contourner« . Au fil des années, incontournable est devenu synonyme d’inévitable. Ou selon la définition du Larousse : « Ce dont il est impossible de ne pas tenir compte, ce qu’il faut absolument avoir fait, vu, lu, eu, etc. : Ce livre est un incontournable de la littérature japonaise. » Et c’est ainsi que ce mot se répète à l’infini, à longueur de blogs, d’articles, de communiqués de presse.
3277 « incontournables » en un mois
J’ai lancé une recherche dans Google Actualités avec le mot « incontournable ». Résultat : ce mot est apparu 3277 fois au cours des 30 derniers jours dans la presse francophone. Pour le quotidien toulousain La dépêche du Midi, « le marathon du Médoc est incontournable avec la traversée des châteaux aux crus légendaires ». L’hebdomadaire l’Express dans un article littéraire évoque « la Paris Review, dirigée par l’incontournable George Plimpton ». « Le Web est devenu un acteur incontournable pour dénicher de bonnes affaires », écrit Le Monde tandis que L’Economiste loue la « sauce nuoc-mam, sauce incontournable de la cuisine vietnamienne ». C’est ce mot qui est mis à toutes les sauces.
Incontournable mais pas indispensable
C’est un avis personnel mais ce mot est imprécis, lourd, bouffi même. En tout cas, tout à fait contournable. Pour arrêter la pandémie, remplaçons-le ! Selon le contexte, par : essentiel, inévitable, irremplaçable, nécessaire ou vital. Ou par d’autres mots encore. Tout sauf incontournable ! Vos documents y gagneront en intérêt, en crédibilité, en originalité.
J’ai trouvé sur Flickr la photo qui illustre cet article. Elle est signée Seb Joguet.
Publié dans | Conseils de pro.
Classé dans clichés, comment améliorer son vocabulaire?, comment rédiger, comment trouver son style?, style, synonymes, vocabulaire.
rev="post-527" 1 commentaire
Par Christophe – 24 septembre 2009